samedi 26 mai 2012

«Les vaches nous comprennent mieux que nous les comprenons»

Source : http://www.liberation.fr/livres/2012/05/21/dialoguez-avec-la-philosophe-vinciane-despret_820242


«Les vaches nous comprennent mieux que nous les comprenons»

(Mis à jour: )


La philosophe Vinciane Despret est l’auteure de plusieurs ouvrages sur la question animale, son livre Que diraient les animaux, si... on leur posait les bonnes questions (la Découverte), remet en cause nos idées reçues sur ce que veulent et «pensent» les animaux. Elle a répondu à vos questions.
Helen. Comment prépare-t-on un livre comme celui-ci ? Sur quoi s’appuie-t-il ? Des interviews ? des articles? Suivez-vous des travaux de recherches ?
Vinciane Despret. Oui, bien sûr, cela fait vingt ans que je travaille sur la question de l’animal. J’avais commencé en 1990-91 à étudier l’altruisme chez les oiseaux. Ensuite, j'ai suivi un éthologiste sur le terrain, et j’ai pu observer à la fois ses oiseaux, et la manière dont lui-même interrogeait ses oiseaux. A partir de là, je me suis de plus en plus intéressée à la pratique.
A partir du moment où l’on s’intéresse à la pratique, même si je ne fais plus terrain, ou peu, quand on lit un article scientifique, la première question qu’on pose, c’est : comme l'éthologiste scientifique a-t-il fait ? Quelles questions a-t-il posées ? A-t-il enfermé son animal ? Est-ce qu’il s’est demandé quelles questions l’animal se pose ? Est-ce que cet animal est plus intéressant après le travail du scientifique ou pas ? Qu’est-ce qui fait que le scientifique a réussi à le rendre plus intéressant ? Voilà comment je travaille depuis vingt ans.
Petite Bardot. Avez-vous été surprise par certains animaux au cours de vos travaux ? Aviez-vous des a priori sur l’intelligence de certains d’entre eux, qui auraient été démentis ?
V. D. Oui, absolument. D’abord, j’ai été très surprise par l’intelligence des oiseaux, notamment avec ceux que je suis allée étudier avec un éthologiste sur le terrain, lors de mon premier voyage dans le désert, en Israël. Et puis, les surprises n’ont pas cessé d’advenir. C’est à cela que je reconnais les éthologistes que j’aime. La surprise la plus importante a été de découvrir à quel point les animaux d'élevage étaient intelligents, au cours d'une enquête menée auprès des éleveurs avec ma collègue Jocelyne Porcher.
 J’avais, comme beaucoup de monde, si ce n’est des préjugés quant à l’intelligence des animaux d'élevage, du moins très peu de connaissances. En écoutant les éleveurs, on entend des choses absolument surprenantes, comme : les vaches nous comprennent mieux que nous les comprenons. On entend des histoires et des anecdotes qui montrent à quel point ces animaux connaissent bien les humains, et font quantité de choses entre eux, et avec eux. Je ne crois que cela a été la surprise la plus importante.
Par exemple, à propos des vaches, je prends le témoignage d’une éleveuse qui raconte qu’un jour, une de ses vaches était en difficulté, et qu’elle ne le savait pas, la prairie était très grande. Les autres vaches sont venues la chercher et l’ont conduite à la vache en difficulté.
Autremonde. On attribue souvent aux animaux domestiques des attitudes ou des postures «humaines», qu’en est-il  ?
V. D. Oui, on a parfaitement raison de le faire, dans certaines limites. Et on a raison de le faire parce qu’ils adoptent des postures humaines. Les chiens ont appris à suivre le regard des gens, ce qui est très humain, parce qu’ils ont vécu depuis des milliers d’années avec des gens qui parlent avec leurs yeux. Ce que les loups ne font pas.
Une autre raison, c’est une forme de malentendu. Comme tout malentendu, c’est toujours dangereux, et on peut en payer le prix, mais il y a des malentendus qui, en quelque sorte, deviennent vrais.
Je m’explique : quand un enfant apprend à parler, les premiers sons qu’il va proférer vont généralement être compris par les parents comme des sons intentionnels... C’est un malentendu. Mais c’est un malentendu qui a des conséquences heureuses, car c’est grâce à ce malentendu que l’enfant va pouvoir apprendre à parler. Si les sons que l’enfant émet ne reçoivent pas de réponses, l’enfant n’apprendrait pas. Un bon malentendu, c’est un malentendu sur lequel on peut s’accorder. Et il y a échec quand on ne s’accorde pas.
Jacques. Sait-on ce que nos plus proches cousins - les primates - pensent des hommes, des recherches ont-elles été faites sur ce sujet ?
V. D. Il y a des chercheurs qui se sont posé la question. Je vais vous répondre par deux anecdotes. Je prends un premier exemple : Heinz Kummer a essayé de s’approcher des babouins qu’il observait, les babouins le fuyaient. Après des mois et des mois d'échec, il s’est enfin posé la question : comment nous jugent-ils ? C’est en répondant à cette question qu’il a réussi à s’approcher. Exemple : être trop discret. Pour les babouins, quelqu’un qui se cache, c’est quelqu’un qui prépare un coup en douce. C’est un des jugements qu’il a pu élaborer.
On peut compléter par un deuxième exemple, celui de Barbara Smuts : au début de son observation des babouins, elle voulait aussi être très discrète, c’est ce qu’on lui avait appris à faire, «tu dois faire comme si tu n'étais pas là». Ça ne marchait pas, elle n’arrivait pas à approcher les babouins. Après des mois, un jour, elle a compris. Elle venait sur le terrain pour se poser la question : est-ce que les babouins sont des êtres sociaux ? Mais les babouins se posaient la même question à propos d’elle. Ils répondaient : «non, ce n’est pas un être social, puisqu’elle ne rend pas les regards», car elle faisait comme si elle était invisible. C’est seulement à partir du moment où elle a compris cela, qu’elle a accepté qu’elle ne devait pas être neutre, qu'elle a pu s'approcher.
Un autre exemple, qui montre que certains chercheurs se posent toujours ces questions : Shirley Strum se demandant : «Est-ce que je peux aller faire pipi devant mes babouins, ou est-ce que je dois aller me cacher ?» Elle a fini par se résoudre à le faire, et les babouins ont manifesté qu’ils ont compris qu’elle était un être vivant comme eux, semblable à eux. Mais le fait même qu’elle se pose la question : Est-ce que je peux ? Ça signifie qu’elle se demandait comment les babouins la jugeaient, et que c'était important pour elle.
Petite Bardot. Les animaux ressentent-ils des sensations comme le désir, l’appétit, la colère ?
V. D. Le mot «animal» désigne une abstraction, c’est-à-dire une catégorie non-humaine. Je me demande s’il n’y a pas plus de rapport entre un chimpanzé et un homme, qu’entre une tique et un chimpanzé. On ne peut pas dire «les animaux ressentent-ils ça ou ça ?»  En revanche, on peut dire «tel animal, visiblement, le fait». C’est du cas par cas. Mais il y a des animaux, en effet, qui ressentent du désir et de la colère. Mais dire d’une fourmi qu’elle est en colère, j’hésiterais.
Martin. Pourquoi la communication entre les humains et les animaux est-elle si difficile ?

V. D. Parce que l’on est quand même très différent. Par exemple, nous ne vivons pas dans des mondes tout à fait similaires. Comment pourrions-nous comprendre ce qu’est un monde d’odeurs ? Comment un chien nous perçoit-il ? Quand on sait que des tas de choses que nous ne percevons pas et que nous émettons sont bel et bien perçues par lui.
Inversement, nous sommes des êtres très visuels, et ce que nous cherchons chez les animaux c’est ce que nous voyons. Alors que la manière dont eux expriment les choses échappe à ce registre-là.
Bardot. Certains animaux sont ils plus intelligents que l’homme ?
V. D. C’est une très jolie question. Pourquoi ? Parce qu’elle nous oblige à poser une question, et pour moi une question qui oblige à poser d’autres questions, et à nous remettre en question, ce n’est pas tellement la réponse qui importe, mais la mise au travail. Qu’est-ce qui nous met au travail ?
Que veut dire être intelligent ? Est-ce que nous choisissons le critère d’intelligence qui nous caractérise, par exemple, une intelligence basée sur le langage, sur la catégorisation, etc... Forcément, nous serons les plus intelligents, parce que nous aurons choisi les critères dans lesquels nous excellons, et qui nous ont aidés à définir l’intelligence.
Mais si on choisit une autre définition de l’intelligence. Si on dit, par exemple : «Etre intelligent, c’est être capable d'être très attentif aux autres, de se laisser influencer par eux». Ce n’est plus, évidemment, tout à fait dans nos critères. Je parle ici de nos critères contemporains et occidentaux. Qui ne seraient pas, probablement, les critères d’autres cultures. Si on choisit ce critère-là, «être attentif aux autres», je me demande si un cochon ou un chien ne sont pas plus intelligents que moi. Et si l’intelligence consiste à lire des odeurs, ou à composer avec les vents, ou à sentir le magnétisme, je crois que d’autres espèces sont plus intelligentes que nous.

vendredi 11 mai 2012

(Re)découvrir Krishnamurti

Krishnamurti était inclassifiable vu qu'il rejetait toute forme de système.


Il est décédé le 17 février 1986 mais il serait grandement temps que ce grand Monsieur fasse son apparition dans nos écoles et que les adultes le (re)découvrent.


Voici un de ses textes




‎"Cet immense chaos, cet immense désordre qui règne dans le monde entier met en danger toute forme de vie. 

Il gagne du terrain de toutes parts. Les scientifiques, les hommes politiques, les philosophes, les psychanalystes, les gourous n'ont pas résolus les problèmes qui nous assaillent en tant qu'être humain : ils ont émis toute sorte de théories mais n'ont pas résolu les problèmes. 

Personne ne le fera à notre place : c'est à nous qu'il incombe de résoudre nous-même ces problèmes, parce que c'est nous qui en sommes la cause. 

Mais malheureusement nous avons pas envie de regarder de près nos propres problèmes, de les creuser et de découvrir pourquoi nous vivons en égoïste obnubilé par notre propre ego."

Krishnamurti

Arrêtez le massacre à la tronçonneuse en Amazonie

Chères amies, chers amis, 



Le Congrès brésilien vient de faire passer une loi qui donne carte blanche aux exploitants forestiers et agricoles pour raser d'immenses étendues de forêt vierge en Amazonie. Seule la présidente Dilma peut mettre son veto. Si la pression monte déjà dans le pays, une énorme mobilisation mondiale montrera à Dilma que sa réputation sur la scène internationale est en jeu. Persuadons-la d'arrêter le massacre à la tronçonneuse en Amazonie -- signez la pétition urgente et envoyez-la à tous vos contacts:

Signez la pétition
Le Congrès brésilien vient de voter un effroyable article du code forestier qui donne carte blanche aux exploitants forestiers et agricoles pour raser d'immenses étendues de forêt vierge en Amazonie. Désormais, seule la présidente Dilma Rousseff peut enterrer cette loi.

Heureusement, dans quelques semaines, Dilma accueillera le plus grand sommet mondial sur l'environnement, et des experts affirment qu'elle ne peut décemment pas l'inaugurer en tant que la chef d'Etat qui aura signé l'arrêt de mort de la forêt vierge. Elle est d'ores et déjà confrontée à une pression grandissante des Brésiliens, qui sont 79% à rejeter la loi. Une énorme mobilisation mondiale peut convaincre Dilma d'abandonner cette loi, et non la forêt tropicale.

Dilma pourrait se décider à tout moment. Persuadons-la d'opposer son veto dès aujourd'hui. Cliquez ci-dessous pour signer la pétition urgente visant à stopper le massacre à la tronçonneuse en Amazonie -- et envoyez-la à tous vos contacts:

http://www.avaaz.org/fr/veto_dilma_global_fr/?vl

L'Amazonie est le poumon de la vie sur Terre -- 20% de notre oxygène provient de cette magnifique forêt vierge, qui joue un rôle-clé en atténuant le changement climatique. Sur la dernière décennie, le Brésil a considérablement limité le déboisement, qui a diminué de 78% entre 2004 et 2011. Grâce à quoi? Un code forestier réputé mondialement, une application rigoureuse de la loi et la surveillance par satellite.

Or cette loi criminelle ouvrirait la voie à l'abattage d'arbres sur une zone aussi grande que la France et la Grande-Bretagne réunies tout en blanchissant les exploitants de toutes leurs activités criminelles passées de déforestation. Non seulement les forêts brésiliennes se transformeraient en paysages de désolation, mais cela créerait un précédent mondial néfaste. Il est vital que nous protégions l'Amazonie.

Le Brésil se développe rapidement et se bat pour sortir des dizaines de millions de gens de la pauvreté. Bien qu'il ait été prouvé que la déforestation n'a pas d'impact sur la croissance, le puissant lobby agricole qui a aidé Dilma à accéder au pouvoir exerce, dans un but lucratif, de fortes pressions pour qu'elle rase la forêt vierge. Et cette bataille n'est pas belle à voir -- les militants locaux se font assassiner, intimider ou réduire au silence. Pourtant, d'anciens ministres de l'environnement et le peuple brésilien ont fait clairement comprendre qu'ils veulent sauver l'Amazonie. À nous de les soutenir maintenant et d'exhorter la présidente Dilma à résister aux pressions.

Le destin des forêts tropicales du Brésil ne tient qu'à un fil. Heureusement, Dilma Rousseff est particulièrement vulnérable à la pression citoyenne en ce moment, et une mobilisation mondiale nous permettrait de remporter une victoire pour la planète! Signez la pétition urgente ci-dessous et faites passer le mot -- d'anciens ministres de l'environnement remettront la pétition en mains propres à Dilma:

http://www.avaaz.org/fr/veto_dilma_global_fr/?vl

Au cours des trois dernières années, nous avons enchaîné les victoires contre vents et marées. Unissons nos voix de nouveau avant qu'il ne soit trop tard pour stopper la destruction de l'Amazonie, protéger notre planète et ériger Dilma en figure de proue de la défense de l'environnement sur la scène internationale.

Avec espoir et détermination,

Luis, Pedro, Maria Paz, Alice, Ricken, Carol, Lisa, Rewan et toute l'équipe d'Avaaz

PLUS D'INFORMATIONS:

Brésil: la réforme du code forestier menace la forêt amazonienne (Novethic) http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,ressources_naturelles,bois,bresil_reforme_code_forestier_menace_foret_amazonienne,137239.jsp

Amazonie: les déboisements ont presque triplé au 1er trimestre 2012 (20 Minutes) http://www.20minutes.fr/article/912121/amazonie-deboisements-presque-triple-1er-trimestre-2012

Au Brésil, la Commission pastorale de la Terre souligne la hausse des violences en milieu rural (La Croix) http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Au-Bresil-la-Commission-pastorale-de-la-Terre-souligne-la-hausse-des-violences-en-milieu-rural-_NP_-2012-05-09-804042

Les Brésiliens refusent le démantèlement du code forestier (WWF - en anglais) http://wwf.panda.org/?uNewsID=200698


jeudi 10 mai 2012

Mettons fin a la souffrance animale


MesOpinions.comJeudi 10 mai 2012

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 Contre la souffrance animale !

Halte aux porte-clés vivants en Chine
Pétition : Halte aux porte-clés vivants en Chine !

(480 signatures)
"La nouvelle mode en Chine : des porte-clés vivants ! Des sachets scellés avec une tortue vivante à l'intérieur, des poissons rouges ou des lézards qui sont vendus en guise de porte-clefs en Chine ! Par cette pétition je demande l'arrêt total de cette vente monstrueuse !" 

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Non à la torture animale au nom de l'Art

Pétition : Non à la torture animale au nom de l'Art !

(1.055 signatures)
" Deux étudiants de Berlin ont construit une guillotine qu’ils utiliseront pour couper la tête d’un mouton si le public le décide. Ils ont en effet créé un site internet où tout le monde peut voter "Ja" pour la mort de la bête, "Nein", contre. Je demande aux écoles d'art d'interdire formellement l'acte de cruauté envers les animaux soit disant pour l'art."
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 Bientôt deux victoires ?

chats
Pétition : Contre le massacre des chats de l'Hôpital Saint-Quentin

(16.400 signatures)
"Pour financer les stérilisations l'association a une petite trésorerie. La SPA et 30millions d'amis ont aussi annoncé qu'ils pourraient participer financièrement. Dans les prochains jours, une énième réunion est prévue avec la Direction de l'hôpital et les pro-stérilisation, toujours afin de trouver une solution à ce casse-tête félin." 

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Lire la victoire

Pétition : Halte au massacre des phoques au Canada !

(5.200 signatures)
"Nous arrivons peut-être au bout de notre combat. La Russie qui importait 95% des fourrures de phoques a cessé l'importation. Dans le même temps un sénateur canadien a présenté un projet de loi visant à mettre un terme à l'abattage commercial des phoques au Canada ! Continuons à signer pour soutenir ce combat ! " 
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 Sondage !
sondage les animaux du cirqueÊtes-vous pour ou contre les cirques avec animaux ?
1- Pour
2 - Contre
3 - Sans opinion 

lundi 23 janvier 2012

Un enfant de 12 ans abattu par un chasseur

Un enfant de 12 ans abattu par un chasseur

Source : http://www.aspas-nature.org/content/view/486/61/lang,fr/

23-01-2012

Hier, lors d’une sortie en quad avec son père, un enfant de 12 ans est mort, touché en pleine tempe par la balle d’un chasseur. Ce jeune garçon est le troisième non chasseur victime de l’insécurité liée à ce « loisir ». L’ASPAS, qui réclame une trêve de la chasse le dimanche, attend une réaction immédiate du Gouvernement.

C’est toute une famille qui est brisée, une fois de plus. Ce drame n’est pas un cas isolé, puisque d’autres accidents de chasse ayant entraîné la mort d’un enfant ont déjà été recensés les années précédentes. En France, la chasse n’est pas seulement une activité terriblement dangereuse pour ses pratiquants (plusieurs dizaines de morts chaque année, des centaines de blessés), elle l’est également pour tous les usagers de la nature (promeneurs, cueilleurs de champignons, cavaliers, naturalistes,…).

Cette source d’insécurité permanente se pratique avec des armes à feu puissantes, dans des espaces ouverts à tous, et les rares mesures de sécurité mises en place par les chasseurs (signalisation, gilets fluorescents) ne suffisent donc pas à garantir la sécurité des citoyens.

Les accidents survenant majoritairement le dimanche (60%), l’ASPAS réclame depuis des années une simple mesure de bon sens : l’arrêt de la chasse le dimanche. Plus de 260 000 signatures en faveur d’une trêve dominicale des fusils ont déjà été récoltées. Pourtant, notre requête a été rejetée par Nathalie Kosciusko-Morizet dans un courrier que nous recevions en début de mois. L’arrêt le mercredi, qui fut une victoire de la démocratie, a quant à lui été vite oublié…

L’ASPAS alerte l’opinion publique sur l’organisation laxiste et passéiste du système cynégétique français, et dénonce l’absence totale de législation et de réglementation sur les règles de sécurité liées à ce divertissement, pourtant très meurtrier. Les chasseurs représentent moins de 2 % de la population mais s’approprient la nature pendant 6 mois de l’année, au détriment de tous les autres. Il est donc indispensable que les mentalités et la législation évoluent !

La fermeture de la chasse le dimanche est donc aujourd’hui la seule manière de faire baisser significativement le nombre d’accidents de chasse et de permettre à tout citoyen de profiter sereinement de notre patrimoine naturel commun.

Notre association attend, encore et toujours, une prise de position énergique ainsi qu’une décision claire et immédiate du Gouvernement à ce sujet.

Contact presse : Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS

Tel : 06 08 18 54 55

NB : L’ASPAS envoie gratuitement son dépliant « Stop à l’insécurité liée à la chasse» et un dossier de presse à tous les journalistes en faisant la demande (par mail, fax, courrier).

mercredi 28 décembre 2011

America's wolves need our help!

Federal sharpshooters are preparing to gun down up to 75 wolves from aircraft on public lands in Idaho, capitulating to the misguided fears of anti-wolf extremists.1 Montana "sportsmen" areoffering $100 bounties for dead wolves.2 Some radicals are even calling for the "wolf war, round two."3

If it seems ridiculous, it's because it is. But this extremism is what we're up against in the fight for a lasting future for our wolves -- and it's the most dangerous weapon the anti-wolf crowd has.

Please make a year-end, tax-deductible donation now to help Defenders of Wildlife stop aerial gunning in Idaho and lay the groundwork for sensible, science-based solutions to ensure a lasting future for America's wolves and other wildlife.

Our fight for wolves isn't about inflamed rhetoric. It isn't about extreme measures. It's about treating wolves and other native wildlife as they should be -- as natural parts of a balanced ecosystem.

That's why we're working on the ground with those who are living closest to these amazing animals -- and have the most at stake. Our pioneering work with ranchers in the heart of wolf country has saved countless wolves by protecting livestock with non-lethal deterrents.

That's why we're collaborating with state and local officials in places like Oregon and Washington -- to find the best solutions possible for wolves as they begin to return to their native homes in these states.

That's why we're working to reform the Department of Agriculture's Wildlife Services program -- to ensure these federal servants take a more balanced approach toward wildlife and move away from lethal control and adopt more non-lethal solutions.

Defenders supporters have already sent more than 50,000 messages to Agriculture Secretary Tom Vilsack, urging him to stop the ill-conceived plan to kill up to 75 wolves in Idaho from airplanes. And we've gathered more than 75,000 comments opposing Wyoming's shoot-on-sight wolf plan.

In the year ahead, we hope to expand all of these efforts for our wolves, but we need the help of compassionate Defenders supporters like you.

Will you join us with a year-end tax-deductible donation to support our fight to save America's wolves and other wildlife?

We're fighting the good fight for our wolves and other wildlife. Our fight is the longer, tougher road -- but ultimately the one that will ensure a safer future for our wolves and other wildlife.

Our work to save wolves and other wildlife is unique and ambitious -- and so is our goal. Help us raise $200,000 by 11:59 pm Eastern on December 31st to ensure that we can continue the fight for our wildlife and wild places into the new year.

Leopold, if only 200 people from your state give just $20 or more, we can easily reach this goal. Will you help?

Please make a year-end, tax-deductible donation now to help save wolves and other wildlife.

Together, we can ensure a lasting future for America's wolves.

Jamie Rappaport Clark

Sincerely,

Jamie Rappaport Clark
President
Defenders of Wildlife

La « magie de Noël » : torture animale et con-sommation

La « magie de Noël » : torture animale et con-sommation



La magie du réveillon de Noël, ce moment de joie et de partage, SuperNo n'y goûte guère. Notre blogueur associé rappelle que le seul Dieu qu'on y célèbre est celui de la « con-sommation ». Il décrypte, dans ce billet, comment les animaux sont torturés pour la malbouffe qu'on déguste allégrement en famille, contrairement à ce que dit la loi et vantent les publicités.



Les prochains jours ne seront probablement pas les plus propices pour parler de politique, faisons donc un billet « de saison ».

Ah, Noël, quelle fête merveilleuse ! Celle que tous les enfants attendent, et que les parents préparent avec le plus grand sérieux… Bon, la religion n’a plus grand-chose à voir avec ça, le petit Jésus a été prié de remiser ses histoires chiantes et ringardes pour laisser la place au seul vrai dieu qui vaille : celui de la con-sommation, de la croissance, « seules capables de sauver notre économie de son marasme » ®

La préparation fiévreuse ne consiste plus à réviser ses psaumes pour la messe de minuit, mais à fouiller sur Internet à la recherche d’un Ipad 2 moins cher (sans même se poser la question de savoir à quoi peut bien servir ce machin quand on a déjà téléphone, ordinateur portable, console de jeu : l’essentiel, c’est d’en avoir un, c’est une question de statut social, indispensable pour ne pas avoir l’air con devant ses collègues de bureau).

On a tout de même gardé le décor. Il y a quand même des trucs qui marchent, dans la religion. Les lumières, les bougies dans l’obscurité, ça ramollit le cerveau pour le préparer à croire en dieu, et c’est tellement beau que ça vous sanctifierait même la pire des saloperies… Et ça tombe bien, car de la saloperie à sanctifier, il y en a des gigatonnes !

Partout en France, de Marseille à Dunkerque, ont fleuri les « marchés de Noël ». Ah, la tradition… Qui dans la plupart des cas remonte au mieux à 5 ou 10 ans ! Où l’on vend à prix d’or surtout des merdes en pacotille véritable fabriquées en Chine par des para-esclaves, dans une odeur écœurante de mauvais vin chaud, directement sorti de briques, et sous des flonflons de musique sirupeuse parfaitement insupportable… Mais attention : sous des chalets en bois, ça a tout de suite plus de gueule. Ces pustules ont même envahi ces endroits bucoliques que sont les parkings de supermarchés…

L’idée de ce billet m’est venue alors que je serrais une fois encore les poings en voyant cette belle plante de Nathalie Simon (ancienne championne de planche à voile reconvertie dans l’émission de télé bas de gamme et dans la pub de merde) nous vanter « le sud-ouest », qui « aime la fête », le bon foie gras et le jambon de Bayonne « Delpeyrat ». Cette propagande tourne en boucle sur toutes les télés.

DESENTUBAGE

Un peu de décryptage. Malgré son nom qui sonne « bon le terroir », Delpeyrat n’est pas un artisan landais. C’est même carrément l’inverse : une usine, un temple de l’industrie agroalimentaire. 1,2 milliard de chiffre d’affaires.
Delpeyrat est une filiale du groupe Maïsadour, premier semencier européen dans le maïs, dont le plus gros actionnaire n’est autre que « Syngenta » (ex « Novartis »), le producteur d’OGM, concurrent de Monsanto.

Delpeyrat est le roi du jambon, et ambitionne de concurrencer la désormais célèbre (enfin, surtout sur ce blog) société Smithfield, qui s’est érigée en référence de la pire saloperie de bouffe industrielle doublée d’une catastrophe environnementale que l’on puisse concevoir ici-bas.

Delpeyrat vend ses produits industriels dans les supermarchés. Ça tombe bien, c’est là que le taux de notoriété de Nathalie Simon doit être le plus élevé. Et une fois encore, la « magie de Noël » opère à plein : c’est un festival d’emballages brillants multicolores, illustré d’étoiles et de bougies : la magie, la fête, on vous dit.

SAUF QUE DE LA MERDE, MÊME BIEN PRÉSENTÉE ET BIEN EMBALLÉE, ÇA RESTE DE LA MERDE

Malgré une règlementation européenne qui interdit depuis cette année l’élevage de canards en cages individuelles (dites « épinettes »), c’est encore ainsi que sont torturées 85% de ces pauvres bestioles, auxquelles on ingurgite directement dans l’estomac à la pompe hydraulique et en 3 secondes des doses de 600 grammes d’une bouillie infâme à base de maïs, bon débouché pour la production de la maison mère. Regardez les images de ces Auschwitz pour coincoins, ces pauvres canards, à 2000 par salle, coincés dans des cages minuscules, incapables de bouger, qui n’ont que l’abattoir pour seul horizon, victimes de la connerie et de la cruauté humaines, travers encore exacerbés par la perspective de juteux bénéfices.

Ils sont loin les papiers brillants de Delpeyrat (et de ses concurrents). Elle est loin, Nathalie Simon. Elles sont loin les images bucoliques que l’on pouvait voir dans « Le bonheur est dans le pré »… Cette communication autour de la « tradition », du « savoir-faire artisanal et ancestral » est totalement frelatée. Comme dans tous les domaines, dès que l’industrie s’en mêle.

Dans la lointaine jeunesse, on ne mangeait pas de foie gras à Noël. Trop cher, sans doute. Par contre on dégustait lentement et religieusement des tranches de saumon fumé, mets délicat et hors de prix.

Depuis lors, ces mets d’exception sont devenus des produits banalisés et standardisés, simple résultat d’un processus industriel dont les bestioles ne sont qu’un composant. Élevés en quantités démentielles, nourris de merde chimique, médicamentés, pesticidés, estourbis dans des abattoirs géants, trempés dans de la saumure cancérigène, colorés, congelés et emballés, les saumons débarquent dans les hypermarchés pour un prix dérisoire, laissant sur place (en Norvège principalement) un désastre écologique. De surcroît, ils sont évidemment dégueulasses, mais là n’est pas le problème.

C’est pareil pour le foie gras. Et notamment celui de Delpeyrat, qui assume son rôle d’inondeur de supermarché en produits bas de gamme . Les produits les plus vendus sont d’ailleurs d’ignobles pâtés faits de flotte, d’épices pour en masquer l’insipidité, d’additifs plus ou moins chimiques, et de résidus de foies déclassés. Et ça se vend…

Les fabricants mettent pourtant en avant leur « IGP Canard du Sud Ouest », mais elle n’est en aucun cas un gage de qualité. Des canards torturés, du foie gras de merde, certes, mais du Sud-Ouest, voilà tout ce que cette IGP garantit.

Contrevenant à l’IGP, qui précise tout de même que les pauvres coincoins doivent être des mâles, Delpeyrat fut même l’un des premiers à expérimenter, dans le but de baisser son coût de revient, la technique consistant à utiliser des canes au lieu de canards, comme cela se fait en Bulgarie. Sans succès, apparemment…

Ah oui, qu’advient-il des poussins de sexe féminin : éliminés ! Gazés ou broyés… Bon appétit !

Pour ceux que le problème intéresse, voici deux bons sites pour se documenter : L214 etstopgavage

BON APPÉTIT !

Bon, le courage me manque pour vous parler de cette autre « incontournable » de la joyeuse table de fête : l’huître. Manipulée génétiquement et stérile (pour éviter qu’elle ne soit « laiteuse » et donc invendable en dehors des mois en « R »), tripatouillée dans des éclosoirs industriels, elle est victime depuis quelques années d’un vilain et mystérieux virus qui décime 80% de la production… Mais les survivantes ne sont pas malades. Enfin, peut-être… Bon appétit !

Vous l’avez compris, quand on applique à la nourriture (c’est aussi valable pour le tourisme…) les méthodes de l’industrie, elle transforme tout en merde. Bien emballée, bien présentée par une avenante potiche, la merde se fraiera sans problème un chemin jusqu’à la « table de fête », mais restera de la merde.

Pourriez-vous, chers lecteurs, avant de vous délecter de cette merde dans une ambiance de fête, non pas invoquer le père, le fils et le saint-esprit, mais méditer sur les principes de base de la décroissance ? Produire moins, consommer moins, mais mieux ?